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Airbus choisit 3D Systems pour les pièces imprimées en 3D de son satellite reconfigurable OneSat

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3D Systems (NYSE : DDD) annonce avoir reçu un contrat pluriannuel de la division Défense et Espace d’Airbus, pour le développement de composants destinés aux antennes des satellites Airbus. Le leader de la fabrication additive (AM) a déjà collaboré avec le géant néerlandais de l’aérospatiale sur deux autres projets, tous deux concernant les premiers produits de radiofréquence (RF) créés à l’aide de la fusion laser sur lit de poudre (LBPF).

Plus précisément, les antennes seront utilisées sur les très attendus satellites OneSat d’Airbus, dont la première livraison est prévue en 2023. Airbus a commencé à prendre des commandes pour le OneSat, développé dans le cadre d’un contrat attribué par l’Agence spatiale européenne (ESA) en 2019. Si la date de livraison de 2023 peut donner l’impression qu’Airbus a bénéficié d’un long délai, il s’agit en fait d’une échéance relativement abrupte pour le développement d’un système de satellites.

Image reproduite avec l’aimable autorisation d’Airbus

D’autant plus que le OneSat sera entièrement reconfigurable, sur la base d’un précédent projet d’Airbus, le Quantum d’Eutelstat, lancé l’année dernière. Les satellites reconfigurables sont capables de modifier certains de leurs paramètres de mission clés tout en restant en orbite. Ils sont considérés comme l’avenir de l’industrie et Airbus prend les devants dans leur production, à condition que les délais soient respectés. Cela met en évidence la logique qui sous-tend l’utilisation de l’AM dans le secteur spatial, où de nombreux petits projets différents doivent être menés de front, dans les délais impartis, pour que le grand projet puisse respecter son échéance des années plus tard.

Filtre RF imprimé pour Airbus par 3D Systems lors d’un projet précédent. Image reproduite avec l’aimable autorisation de 3D Systems

Le vice-président de la division aérospatiale et défense de 3D Systems, le Dr Michael Shepard, a déclaré dans un communiqué de presse : « Comme pour notre premier travail avec Airbus sur le premier filtre RF fabriqué de manière additive, nous avons l’occasion d’apporter une autre ‘première’ à l’industrie qui est en train de changer les télécommunications. …Nous sommes fiers que la technologie de 3D Systems puisse contribuer à jeter les bases de la construction par Airbus d’une chaîne d’approvisionnement solide pour la production en série de matériel RF passif. » Stephen Phipps, responsable du programme d’antennes OneSat d’Airbus, a ajouté : « OneSat est un produit véritablement perturbateur, et nous voulions que notre processus de conception et de fabrication possède ce même niveau d’innovation. Notre société entretient un partenariat solide avec 3D Systems et s’est appuyée sur son équipe d’ingénieurs d’application pour nous aider à donner vie à nos conceptions les plus avancées. »

Le modèle OneSat utilise deux grands réseaux d’antennes – l’un pour l’émission et l’autre pour la réception – ce qui est un autre facteur rendant AM, et par extension, 3D Systems, si crucial pour le projet. L’entreprise imprimera les composants de l’antenne sur sa solution de bout en bout DMP Factory 500, gérée par le logiciel 3DXpert de 3D Systems. Cela permettra à Airbus d’avoir accès à des pièces plus petites, plus légères et moins coûteuses pour construire ses antennes, en plus d’aider l’entreprise à respecter ses délais.

Image reproduite avec l’aimable autorisation de 3D Systems

Il existe bien sûr de nombreux secteurs dans lesquels l’AM a joué un rôle croissant ces dernières années, mais elle a une réelle chance de dominer l’industrie spatiale relativement tôt. Deux raisons à cela ont été mentionnées plus haut : une mise sur le marché plus rapide et des pièces plus légères et moins chères. Une autre raison, plus spécifique au secteur de l’espace commercial, est qu’il atteint sa vitesse de croisière en même temps que l’AM.

C’est un bon exemple de la raison pour laquelle la plupart des meilleures opportunités de prospérité pour les entreprises d’impression 3D résident dans le croisement avec d’autres secteurs de l’industrie 4.0. Outre la vision commune partagée par des marchés de niche, hors des sentiers battus, il y a le simple fait que les investissements affluent dans les deux secteurs simultanément. Même si le montant en dollars n’est pas aussi élevé, la proportion de l’utilisation de l’AM par rapport à la taille globale du secteur spatial fait de ce dernier le modèle le plus fiable à ce jour de ce à quoi pourrait ressembler l’intégration de l’AM dans la routine des affaires, en général. Et si l’on se fie à cet indicateur, le secteur de l’AM ne cessera pas de croître de sitôt : comme nous le voyons ici et dans d’innombrables autres exemples, des générations entières de pièces destinées aux lancements spatiaux ont déjà pleinement intégré l’AM au processus de production.

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