L’avenir est-il aux villes imprimé en 3D

L’avenir est-il aux villes imprimé en 3D

Salué comme une solution de logement pour les bidonvilles et une réponse rapide aux communautés sinistrées, architecture imprimée en 3D nous fait de grandes promesses. Mais quels problèmes se cachent derrière sa production, et peut-on espérer de façon réaliste imprimer nos villes ?

 

immeuble imprimé en 3D
Bâtiment imprimé en 3D par Suzhou Industrial Park – Photo : Imaginechina/Corbis

Les mots « We print architecture’s future » ornent le mur d’une salle d’exposition à la périphérie de Suzhou, une ville de Chine à l’urbanisation rapide. Disposés autour de la salle, il y a des échantillons de mur en béton avec des épaisseurs variables. A l’extérieur, à côté du parking de cette zone industrielle, est un grand, manoir néoclassique est récemment devenu la coqueluche de l’Internet. C’est la première villa imprimé en 3D du monde.

Le processus de fabrication d’objets solides en 3D à partir de modèles numériques a duré autour depuis trois décennies. Imaginez la façon dont cette technique pourrait transformer l’industrie de la construction et la façon dont nous concevrons les villes dans le futur. Avec l’impression 3D, les rêves deviendront certainement possibles ! Les villas ne seraient plus réservé qu’aux riches et les architectes seront en mesure de créer des structures géométriques complexes et fantastiques. Dans un avenir proche les personnes à faibles revenus pourront avoir plus facilement leurs bien immobiliers, et l’impression 3D du bâtiment pourra être une solution contre les catastrophes naturelles.

 

Mais jusqu’à aujourd’hui un tel discours n’était que théorique. Puis en mars 2014, la société chinoise Winsun a annoncé qu’elle avait imprimé en 3D 10 maisons en béton en seulement une journée pour 5000$ par maison. Et cette année en janvier 2015, Winsun vient de dévoiler une villa de 1100 m² et un immeuble de cinq étages. Et la question se pose de savoir si cette technique était sur le point de devenir commercialement viable.

 

Dans le showroom de Winsun, une vidéo sur un écran géant montre une tête d’impression se déplaçant horizontalement le long d’un portique massif. L’imprimante 3D de Winsun est 6,6 mètres de haut, 10m de large et 150 m de long.

 

Un zoom de la buse révèle, ce qui ressemble à un sac géant d’une pâte granuleuse. Cette « encre » (béton) est fabriquée à partir des décombres recyclés, fibre de verre, d’acier, de ciment et du liant, et prend 24 heures pour sécher. Les murs sont faits de manière à économiser les matériaux sans sacrifier la résistance des murs. Il a fallu 8 personnes sur une durée d’un mois pour terminer la villa pour un coût total de 105 000$. Avec nos méthodes actuelles il faudra environ 30 personnes sur mois. Un gain de temps et de main-d’oeuvre impressionnant.

 

villa imprime en 3d
Villa imprimé en D par l’entreprise Winsun – Photo : Imaginechina/Corbis

 

« Nous commençons à mettre en place des usines partout dans le monde », dit le PDG de l’entreprise Winsun. Quelques jours plus tard dans le bureau de Shanghai de la société Winsun un partenariat avec une société financière américaine qui n’a pas encore été révélé, vise à établir des usines d’imprimante 3D dans 20 pays dans les prochaines années, notamment à Dubaï, en Grande-Bretagne et en France. En Chine Winsun va construire pas moins de 100 usines !

Le gouvernement égyptien a, quant à lui, déjà signé un accord pour 20 000 logements de plain-pied dans le désert. Winsun fournira l’imprimante et la formule pour la fabrication de «l’encre» à partir de sable, et les maisons seront imprimées sur place.

 

 

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